Objectives du Blog

Ce blog est destiné à créer un espace propice pour:

1. Créer et encourager une nouvelle façon de voir, de sentir, d'adresser et de représenter l'art;

2. La divulgation des œuvres de compositeurs latino-américains peu connus en Europe;

3. La divulgation de la "Philosophie Candela" et du projet de la "Camerata Candela".

dimanche 8 juillet 2012

Dimanche au concert : Le frevo et la Spokfrevo (Frevo + jazz)

Le frevo : une danse de carnaval

Le frevo est apparu au XIXe siècle lors des carnavals du Pernambuco, une ville au nord du Brésil. Ce courant qui est à la fois une danse et un genre musical est pratiquement devenu un emblème du pays puisqu’il l’a fait connaître dans le monde entier. Le nom Frevo vient du portugais ferver signifiant bouiller.


Le frevo ©Prefeitura de Olinda - FlickR

Le frevo : un genre intemporel

Fidèle à sa racine, cette musique est frénétique et donne lieu quelquefois à une danse endiablée. Le modinha, le maxixe et la marcha ont fusionné pour donner vie à ce rythme effréné qui caractérise le frevo. À ses débuts, les musiciens n’étaient composés que de quelques fanfares. Aujourd’hui, un groupe peut être représenté par tout un orchestre. Comme toutes les danses latines, celle-ci évolue et compte désormais plusieurs variantes à son actif comme le frevo de rua et le frevo de bloco. Le premier rappelle le son de la polka tandis que la seconde est probablement une continuation des sérénades d’antan.

Comment danser le frevo ?

Le frevo est une dérivée de la polka militaire. Elle est à la fois une danse de salon et de rue. Contrairement aux autres genres, elle préconise la créativité et l’initiative individuelle. La pratique de cette discipline nécessite une bonne condition physique car elle est plutôt acrobatique. Le danseur doit plier et étirer les jambes suivant un tempo rapide, ce qui n’est pas facile à exécuter. Les pas de bases du frevo rappellent ceux du tesoura ou du ferrolho. Chaque pas associe adresse et grâce, rendant sa pratique difficile pour un amateur. Les chorégraphes agitent une ombrelle aux vives, la sombrinha, lors de leur prestation. Celle-ci leur permet de garder un équilibre durant les nombreuses contorsions exigées par le frevo. Les divers mouvements de la danse ont une similitude avec ceux de la capoeira. Même l’usage de l’ombrelle renvoie aux parapluies que les danseurs de capoeira utilisaient jadis pour se défendre.

 

L’orchestre de frevo

L’orchestre de frevo est composé de plusieurs musiciens mais il se caractérise surtout par une prédominance des trombones et des trompettes. Deux sections constituent l’orchestre, celle des cuivres et celle plus rythmique. Cette formation est similaire à celle des bandas. Ces derniers sont des orchestres de fête originaire du sud-ouest de la France qui animent les ferias organisées dans cette région de la France à la façon dont l’orchestre de frevo rythme le carnaval de Pernambouco. En plus des instruments de base composant les cuivres peuvent venir s’ajouter des saxophones, des tubas et des clarinettes. L’autre section renferme une caisse claire et un surdo. Les morceaux choisis doivent être joyeux et joués avec frénésie. Parfois des chants accompagnent le son des instruments.

L'orchestre Spokfrevo

Apparu à Recife en 2003, fruit des expériences de la fin des années 90, sous la baguette d’Inaldo Cavalcante de Albuquerque, le maestro Spok qui cumule les fonctions de saxophoniste, arrangeur et directeur musical, dirige les 18 musiciens qui composent le groupe, un vrai big band avec ces sections de saxophones, trombones, trompettes, guitare, contrebasse, batterie et percussions. Les musiciens s’engagent dans une croisade qui va au-delà des polémiques esthétiques. Dans l’état du Pernambouco où est né le frevo il y a cent ans, ses références au carnaval délimitent le genre à une expression de rue, de danse et de fête. Mais ses attributs musicaux, sa sophistication et son originalité justifient l’objectif principal de SpokFrevo: arracher le frevo de sa fonction initiale et l’amener sur scène comme acteur principal, mettant en avant sa couleur originale et ses techniques de jeu complexes. Basé sur l’excellence musicale et la connaissance du genre, l’orchestre redéfinit les modèles et réinventent la tradition. Surmontant les difficultés, SpokFrevo a réussi le pari de parcourir les festivals et scènes de musique instrumentale au Brésil et en Europe, redonnant au frevo la reconnaissance comme genre musical à part entière.









mardi 3 juillet 2012

Mardi de découverte : El tango de Piazzolla sigue vigente a 20 años de su muerte


Astor fue un innovador que percibió que al tango había que hacerlo crecer desde adentro.

Astor fue un innovador que percibió que al tango había que hacerlo crecer desde adentro, lo recordó el poeta uruguayo Horacio Ferrer, quien compuso 53 títulos junto a Piazzolla. 
Había muchos músicos que tomaban elementos, giros, modismos, fraseos del tango para incorporarlo a la forma sinfónica. Él procedió de otra manera, lo revolucionó desde su propia forma; primero escribió temas de cinco y seis minutos, luego de diez y después hizo obras extensas, siempre manteniendo los instrumentos clásicos del tango.
Difícil mantener la indiferencia ante los compases de alguna obra de Piazzolla. 
Su irrupción en el conservador y clásico mundo del tango rioplatense generó una revolución. Eso no es tango se decía entonces según rememoró Ferrer, quien equiparó al compositor con Carlos Gardel por haber sido un universalizador del 2x4. 

El tango diría que es casi como el jazz, tiene misterio, profundidad, dramatismo. Es religioso, puede ser romántico y puede alcanzar una agresividad que el folklore nunca podría tener, salvo la chacarera. Cuando empezamos con el octeto, por ejemplo, parecíamos salidos de un grupo de combate. ¡Éramos ocho guerrilleros subidos al escenario!, describió el propio Piazzolla. 
Yo 'rompía' el bandoneón todas las noches y el gordo Leopoldo Federico también. Cada uno, en lugar de un instrumento, tenía una bazooka. Habíamos convertido el escenario en un ring de box, recordó. 
Entre sus composiciones más recordadas se destacan Adiós Nonino, Libertango y Balada para un loco. Escribió junto a Ferrer la pequeña ópera María de Buenos Aires, que dio la vuelta al mundo en numerosas versiones. El poeta uruguayo le puso también letra a Balada para un loco y Chiquilín de Bachín, dos temas que alcanzaron un enorme éxito. 

Tocaba el bandoneón parado, casi con las entrañas, como una vez aseguró: Toco con violencia, mi bandoneón tiene que cantar y gritar. No concibo el color pastel en el tango. 
Piazzolla nació el 11 de marzo de 1921 en la ciudad balnearia argentino de Mar del Plata. Cuatro años después, se radicó junto a sus padres Vicente Nonino Piazzolla y Asunta Manetti, en Nueva York. Fue allí donde la nostalgia tanguera de su padre se combinó con el jazz que flotaba en los sótanos de la Gran Manzana y los estudios de la música clásica que décadas después explotarían en su revolucionario nuevo tango. 
Su padre le regaló a los seis años su primer bandoneón y en poco tiempo se enamoró del instrumento. Fue en Nueva York donde en 1934 conoció al cantor Carlos Gardel. Enviado por su padre para llevarle un regalo, el entonces aprendiz de bandoneonista cautivó al tanguero, que le ofreció un pequeño papel en su película El día que me quieras. 
En 1937 regresó a la Argentina y apenas dos años después se convirtió el bandoneonista de la orquesta de Aníbal Troilo, uno de sus grandes maestros y a quien le escribió, tras su muerte en 1975, la Suite Troileana. 
Se casó en 1942 con Dedé Wolf, con quien tuvo a sus dos hijos Diana y Daniel, y en 1946 formó su primera orquesta propia. Estudió con Alberto Ginastera y con la célebre maestra Nadia Boulanger en París, gracias a quien dio el giro definitivo a su carrera. 
En 1955 creó el Octeto Buenos Aires, mítico conjunto con el que cambió los códigos del tango tradicional. Sus composiciones generaron polémica en el ambiente conservador del 2x4 y en medio de ese ambiente hostil decidió regresar a Estados Unidos en 1958. 




Un año después, durante una gira por Puerto Rico, recibió la noticia de la muerte de su padre. En medio de una profunda tristeza, escribió en su memoria Adiós Nonino, el tango del cual ya se hicieron más de 170 versiones distintas y aún emociona. 

En 1960 formó el Quinteto Nuevo Tango, definitorio en la carrera de Piazzolla. Ya separado de su primera esposa, tuvo una relación durante varios años con la cantante de tangos Amelita Baltar, hasta que en 1976 formó pareja con Laura Escalada. 
Piazzolla recorrió los escenarios del mundo con sus composiciones, tocó en el Teatro Colón y en el Central Park de Nueva York. Ganó un Premio César en 1986 por la banda sonora del film El exilio de Gardel, una de las más de 40 películas que musicalizó. 
Sus problemas de salud comenzaron en 1988, cuando se le realizaron cuatro bypass cardíacos. En 1990 sufrió una trombosis cerebral en París y murió el 4 de julio de 1992 en Paris.





dimanche 1 juillet 2012

Dimanche au concert : Yamandu Costa

Yamandu Costa, est un compositeur et guitariste brésilien né le 24 janvier 1980 à Passo Fundo,Rio Grande do Sul, Brésil.




Yamandu Costa a commencé à jouer de la guitare à l’âge de 7 ans avec son père Algacir Costa, leader du groupe musical Os Fronteiriços (Les Frontaliers).

Il s’est perfectionné avec Lucio Yanel, argentin virtuose installé au Brésil. Jusqu’à l’âge de 15 ans, son unique école fut la musique régionale du Sud du Brésil, de l'Argentine et de l'Uruguay. Après avoir écouté Radamés Gnatalli, il fit de nouvelles recherches sur d’autres musiciens brésiliens comme Baden Powell, Tom Jobim, Raphael Rabello, parmi d'autres.





Yamandu Costa se distingue notamment pour ses interprétations virtuoses de choros, (la sambaclassique des années 1920) et de bossa nova. Mais il se passionne en fait pour tous les genres musicaux. Il est aussi un « gaucho » qui aime les milongas, tangos, zambas etchamamés et d'autres rythmes appartenant à la culture brésilienne.



Ce musicien ne se classe dans aucun courant musical : il a créé son propre style avec son instrument de prédilection, la guitare à 7 cordes.

Discographie

2006 – CD “Yamandu Costa – Tokio Session”
2005 – DVD Yamandu Costa Direct Live
2004 – CD “El Negro Del Blanco” / Yamandu Costa et Paulo Moura
2003 – CD “Yamandu Direct Live”
2001 – CD “Yamandu” – Prix Visa
2000 – CD “Dois Tempos” (Deux Temps) Lucio Yanel et Yamandu Costa