Objectives du Blog

Ce blog est destiné à créer un espace propice pour:

1. Créer et encourager une nouvelle façon de voir, de sentir, d'adresser et de représenter l'art;

2. La divulgation des œuvres de compositeurs latino-américains peu connus en Europe;

3. La divulgation de la "Philosophie Candela" et du projet de la "Camerata Candela".

samedi 9 juin 2012

Le compositeur du vendredi : Cárlos Chávez, musique, politique et Mexique

Carlos Chávez (1899-1978) était un compositeur, chef d'orchestre, enseignant et journaliste au Mexique. Il était le fondateur de l'Orchestre Symphonique de Mexico. De ses six symphonies, la seconde, appelée Sinfonia Inde, qui utilise des instruments de percussion Yaqui, est peut-être la plus connu. L’oeuvre de Carlos Chavez a consolidé le mouvement musical nationaliste au Mexique.

Carlos Chávez






Les premières années


Son grand-père paternel, José Maria Chavez, gouverneur d'Aguascalientes, au Mexique, a été exécuté par ordre de l'empereur Maximilien en 1864. Son père, Augustin Chavez, a inventé un modèle de charrue fabriqué et utilisés aux États-Unis. Il est mort quand Chavez avait à peine trois ans. Carlos a reçu ses premières leçons de piano de son frère Manuel. Plus tard, il étudie le piano avec Asuncion Parra, Manuel M. Ponce et Pedro Luis Ogazón; et en harmonie avec Juan Fuentes. Sa famille a passé les vacances dans des endroits comme Tlaxcala, Michoacan, Guanajuato, Oaxaca, et d'autres lieux où le patrimoine culturel hispanique était très forte. À vingt ans, Chavez avait déjà une quantité considérable d'œuvres, y compris une symphonie et quelques pièces pour piano et musique de chambre. C’est remarquable qu'il était un compositeur essentiellement autodidacte.
En 1916, Chavez et ses amis ont fondé un journal culturel, Gladios. Quelques années plus tard, Chavez est invité à se joindre au journal El Universal, en 1924.
Après la Révolution mexicaine et pendant la présidence d'Álvaro Obregón, Chavez est devenu l'un des premiers représentants de la musique nationaliste mexicaine, en particulier la composition pour ballet Fuego Nuevo (1921), basée sur une légende aztèque et commandé par Secrétaire de la Education Publique, José Vasconcelos.

Vie musicale

Selon Robert L. Parker (1983), en 1922, lors du marriage de Chavez avec la pianiste Otilia Ortiz, il est allé en lune de miel en Europe (Vienne, Berlin et Paris). Chavez n’a pas réussi à rencontrer son idole Maurice Ravel, mais il a eu une entretien avec Paul Dukas. Armando Torres Chibrás écrit que, de retour au Mexique en 1923, avec la musique d'Igor Stravinsky et Arnold Schoenberg (alors inconnu au Mexique), Chavez été déçu de l'environnement conservateur de la musique dans le pays et il est partit tout seul à New York en décembre de 1923, occasion où il a réussi à rencontrer Aaron Edgar Varèse er Aaron Copland.
De retour au Mexique en 1924, Chavez a organisé une série de concerts de musique nouvelle, avec le soutien de l'Université Nationale. Selon Eduardo Contreras Soto, ce concert a eu lieu à l'Amphithéâtre Simon Bolivar, avec d'œuvres de Paul Hindemith, Arnold Schoenberg, Claude Debussy et de Chavez aussi. Mais le développement musical du Mexique était très lent pour le goût de Chavez, et il est alors retourné à New York en 1926.
Chavez a fondé en 1928, avec Henry Cowell, Ruggles Carl et Emerson Whithorne, l'Association Panaméricaine des Compositeurs, dont le directeur était Edgar Varèse. Dans ce partenariat, qui a eu une vision cosmopolite et expérimentale, Chavez a commencé à assurer sa propre projection internacional. Lors de son retour au Mexique, Chavez a été nommé directeur de l'Orchestre Symphonique de Mexico, la première orchestre fixe du pays, fondée par des membres du Sindicato de Músicos de la República Mexicana. Chavez avait réussi que l’Orchestre fasse une tournée dans des zones rurales du pays. Nombreuses œuvres de compositeurs d'époque et de nationalités différentes ont étés dirigées par Chávez, mais toujours avec un accent sur la diffusion de la musique moderne mexicaine.
En 1928, il a été nommé directeur du Conservatoire National Supérieur de Musique, poste qu'il a occupé pendant six ans. Dans ce rôle, il a dirigé des projets pour recueillir musique folklorique mexicaine.
Après que Arturo Toscanini a quitté l’Orchestre Symphonique de la Radio NBC en 1938, Chavez a dirigé une série de concerts. En 1940, il fait quelques concerts au Musée d'Art Moderne de New York, y compris  musique nouvelle par des compositeurs de provenance du Mexique, de l'Amérique du Sud, Etats-Unis et  Europe.
De 1947 à 1952 il a été nomé directeur général de l'Institut National des Beaux-Arts. En 1947, il a formé l'Orchestre Symphonique National. Ces dernières années, Chavez a eu un calendrier chargé de présentations internationales.
Tout au long de sa vie, Chavez a également passé du temps pour se dédier à l’enseignement des techniques de composition musicale, et il a formé deux générations de compositeurs au Conservatoire National de Musique. La première géneration (1936-1942) a eu comme étudiants Daniel Ayala, Blas Galindo, José Pablo Moncayo et Contreras Salvador, les membres du Groupe des Quatre. De la deuxième génération (1959-1964) nous avons Hector Quintanar, Mario Lavista, Eduardo Mata, Humberto Hernandez Medrano et Francisco Núñez Montes.
Carlos Chavez est aussi l'auteur de l'un des premiers textes sur la musique électronique jamais écrit: «Vers une nouvelle musique" [1935], et grace à lui aussi, l'Instituto Nacional de Bellas Artes de Mexico est fondé en 1937.
Dans ses écrits, Chavez met l'accent sur la création d'un «art utile», un art qui devrait être utile pour les masses, sans discrimination de classes. Ce n'est pas du luxe ou un privilège. Il a déclaré:

La révolution dans la musique est, en bref, la bataille entre l'art utile et l'art inutile. C'est la lutte de l'art pour tous, contre les soi-disant art de l'élite, de l'aristocratie intelectual.

Chavez a évité les traités classiques. Les étudiants ont accompli leur travail avec des mélodies indigènes et populaires. Des instruments autochtones et préhispaniques ont été explorés .
Chavez se soucie par l’aspècte scientifique de la musique populaire mexicaine. Il a insisté pour que les musiciens soient contraints de répondre à la tradition mexicaine, du contraire, ce ne serait pas de la musique mexicaine.
Dans l'article «La música propia de Mexico, il a déclaré:

Le régionalisme devient un vrai nationalisme quand celui-ci deviens le résultat d’une somme équilibré entre toutes les régions. Le "style national" sera le résultat de la connaissance mutuelle des mexicains, et du pays dans toute sa manifestation.

En 1943, il a été élu en tant que membre fondateur du Collège Nacional. En 1958, il a reçu le Prix National des Sciences et des Arts pour sa performance dans les beaux arts.



Chavez contre la musique à l'Université

Dépendaient de l'Université Nationale, l’École de sculpture, les Écoles de peinture, l'École de musique, théâtre et danse, l'Orchestre Symphonique du Mexique et les Galeries. Quand l'autonomie de l'université a été décrétée en 1929, Chavez a vivement recommandé l'intégration de l'école de musique, théâtre et danse,  aux forces artistiques officielles. Il n’était pas heureux de voir le Conservatoire intégré avec l'Université, et il a déclaré que le Mexique n'a pas besoin de docteurs ou bachelors en musique.

"Le Conservatoire dans l'Université n'est qu'un organe complémentaire, tandis que dans le département des Beaux-Arts, est un organe vital."

En 1929, l'Ecole Nationale de Musique et de Danse, entre, autres passe à faire partie du département des Beaux-Arts du Ministère de l'Éducation. Selon Chavez, dans des pays jeunes comme le Mexique, l'art est nécessaire pour assurer la prospérité, est sous le forte patronage de l'Etat.
La controverse soulevée par ses déclarations et la suite des événements et des manifestations contre Chavez ont conduit à la demande d'un groupe de jeunes, soutenus par plusieurs enseignants, de créer une École de Musique à part. Cette situation a donné lieu à deux grandes institutions pour la formation du musicien mexicain: l'Université Nationale Autonome du Mexique et l'Institut National des Beaux-Arts.

 Instituto Nacional de Bellas Artes


Le conflit avec Julian Carrillo

Chavez a dénoncé les découvertes de Julian Carrillo, en particulier en ce qui concerne les 13 sons et la microtonalité, et les a appelés comme l'importation et une copie de l’Europe. Selon Chavez, les compositeurs avant la nouvelle école mexicain, étaient définis en deux catégories: les Françaises et les Germaniques, deux groupes que représentaient l'influence européenne que Chavez a proffondement rejeté. Il a donné un crédit spécial pour la Révolution mexicaine, pour donner l'ouverture nécessaire à l'expression du sentiment mexicaine dans tous les arts.
"Le cruti hindoue est l'intervalle qui résulte de la division d'une octave en vingt parties égales. Le quart de ton éuroppéanne est l'intervalle qui résulte de la division d'une octave en vingt-quatre parties égales. Nous parlons de la subdivision du demi-ton comme une nouvelle possibilité depuis nombreuses années en Europe. Le quart de ton n'a rien de nouveau, parce que pendant des siècles, il est déjà découvert. C’est triste de constater que l'importation au Mexique est un phénomène très lent. Au Mexique c’est déenu une mode la question sur les quarts de tons. Les instruments à cordes sont en mesure de subdiviser le demi-ton."

Julián Carillo




La réponse de Julian Carrillo a été immédiate:

"L'auteur de la lettre, M. Chavez est, malheureusement, une victime du pessimisme, pessimisme qui abonde dans chacune de ses phrases. Le pessimisme de M. Chavez est écrasante et c’est un déni éternelle. Il a même arrivé à dire que les métis mexicains, nous n'avons plus que de copier. Supposons M. Chavez que nous ne sommes d’une influence europpéanne. Quels vêtements on aurait? De la tête aux pieds on s’habille à l’europpéenne. En revanche, il me semble posible que notre race peut produire ses fruits mélangés avec la culture européenne que nous avons reçu, et au sein de ces possibilités, je pense que nous ne devrions pas nier aux métis mexicains, ou à n'importe qui dans le monde, le droit de trouver quelque chose que les Européens n'ont pas trouvé jusqu’à aujourd'hui. Les européens n'avaient pas encore trouvé un moyen de répondre à des questions concernant les harmoniques 7, 11, 13 et 14, et au Mexique, grâce à la théorie du son 13, nous avons clarifié ces doutes.  En 1895, j’ai divisé le ton à Mexico en 16 parties, ce qui augmente le nombre de sons d’une octave à 97, et par conséquent, il y a vingt-neuf ans le Mexique a remporté les éléments pour que les instruments de musique aillent en 7 octaves 672 sons, et traduit devant le monde, le problème du son 13.”


À la défense du musicien mexicain

À la fin des années 1930 et au début de 1940, il y avait un mouvement de musiciens dans des diverses pays d'Amérique Latine, après la Grande Dépression de 1929, la Guerra Civile Espagnole et la Seconde Guerre Mondiale. Mexique et l'Argentine ont accueilli plusieurs musiciens europpéens. La Ciudad de Mexico est devenu un empire musical comparable aux grandes capitales européennes. Pas tout le monde n'avait réalisé l'inconvénient que telle situation pourrait provoquer aux musiciens mexicains. Le musicien mexicain n'avait pas de soutien de l'Etat ou d'appui institutionnel. Le musicien mexicain avait perdu competitivité. La situation avait changé en relation au début du XXe siècle. Au cours des années de la Révolution (1910$9, les visites des artistes avaient diminué de manière significative. Cela, cependent, avait permis le développement d'une école de musique mexicaine.
L'agence Conciertos Daniel, avait recruté un nombre important de musiciens de renommée internationale tels que Claudio Arrau, José Iturbi, Jascha Heifetz, Jorge Bolet et Erich Kleiber, entre autres. Chavez a dénoncé les dangers des importations non contrôlées et avait préconisé la priorité de l'art national; il avait dit que c'était l'obligation de l'État et de sa responsabilité de cultiver et de protéger l'art mexicain. À cet égard, Chavez a déclaré:
" Monsieur Ernesto de Quesada, l'unique employé de l'agence Concirertos Daniel, il y est, déjà depuis dix ou douze années, en trains de faire une campagne déterminée et implacable de l'occupation dans tout le Mexique. C'est évident que l'agence Conciertos Daniel, n'a eu absolument aucun intérêt en soutenir et promouvoir l'activité musical national. Dans cette compréhension, il faut prendre en considération les deux points extrêmes:.
1 - Le pire: Quesada veut prendre le contrôle du marché au Mexique parmis l'importation des artistes étrangers en vertu de contrats d'exclusivité.
2 - Le mieux: Nous accepton que les importations effectuées font ce que les institutions mexicaines, et pas lui, devraient faire: engager des artistes étrangers avec ses managers… Nous voulons des enseignants étrangers qui viennent à nous donner les fruits de son art et de sa connaissance. Mais les personnes du Mexique doivent dire qui doit venir, quand, où, comment et pourquoi. Le Mexique est à moitié fait. Si nous voulons édifier notre nation, il y aura juste un chemin: avoir confiance dans le talent de nos gens et de donner toutes les opportunités pour qu'ils travaillent."


 
Les oeuvres

 
Déjà dans ses premières œuvres, Chavez a essayé de sortir du terrain des rhétoriques romantiques parmis des accords altérés. Il a proposé une approche à la simplicité et à la modération- le rejet de l'esthétique et de la belle sonorité en tant que valeur. Le premier travail de Chavez qui peut être considéré au sein de l'impulsion nationaliste est le ballet Fuego Nuevo, pour grand orchestre, composée en 1921 avec l'utilisation d'instruments de percussion indiens. Le script suit les procédures de Claude Debussy et des impressionnistes. Le compositeur a écrit un autre ballet avec un esprit similaire, appelé Los cuatro soles.

 
Carlos Chávez: Concerto per pianoforte e orchestra (1938/1940)


En 1922, lors de son séjour en Europe et plus tard à New York, Chavez a acquis le goût pour le genre de musique abstraite, presque scientifique. Les compositions écrites entre 1923 et 1934 reflètent ces influences. Parfois, il accentue l'abstraite de sa musique avec des titres relatifs à la géométrie et la physique, comme Polígonos para piano, 1923, Exágonos para voz y piano 1924, 36 para piano 1925, Energía para nueve instrumentos 1925, Soli 1933, Espiral para piano y violín 1934. Cette période a culminé avec le balle Caballos de Vapor. HP (1931).


Carlos Chávez. III El Trópico de "Caballos de Vapor". OSJSBV. E.Mata. Diego Rivera.

 
Carlos Chavez - Obertura Republicana (OFUNAM)


Carlos Chávez: Energia (1925)


Chavez a déclaré:
«Certaines mélodies et danses du peulpes peuvent être trouvées dans ma musique. Cependant, ils ne représentent pas la base de conception de l'œuvre, mais ma façon d'auto-expression.»
Les années 30 ont marqué le travail de Chavez dans la consolidation de deux tendances de compositions unifiées dans un des ouvers culminantes de l'époque: la Sinfonía India (1936). D'un côté, il prolonge la ligne qui a commencé avec Caballos de vapor (mexicanité triomphante, festif et positif qui a abouti à des œuvres telles que El sol, Llamadas, Sinfonía proletaria (1934) ou même la Obertura republicana (1935). D'un autre côté, des œuvres soigneusement élaborées pour donner la place à l'experimentalisme timbristique abstraite et formelle, comme dans Espirales para violín y piano, les 10 preludios para piano (1937) y le Concierto para piano (1938-1940).

                                                        Sinfonía india

La Sinfonía india est l'une des plus analysées et discutées. Largement discutée à cause de son architecture interne, qui est basée sur la forme sonate.


Critiques

Carlos Chavez était une figure essentielle dans le développement de la culture mexicaine au cours du XXe siècle. Mais pour parvenir à ses objectifs, il a dû s'aligner avec le nouveau système politique et il s'est vu obligé à abandonner ses idéaux révolutionnaires, source de première impulsion pour la création de son oeuvre. Mais en réalisant ceci, l'État mexicain lui avait donné des privilèges, de sorte qu'il est devenu une figure d'autorité. Il est dévenu le grand lider de la musique mexicaine au XXe siècle, une situation très semblable à celle de Johannes Brahms à Vienne ou à Dmitri Chostakovitch dans l'Union soviétique. Chavez est surtout connu comme une figure musicale politique, un communicateur et un penseur. La musicologie moderne ne semble pas montrer beaucoup d'intérêt dans sa musique et maintenant il est un compositeur dont sa musique est pratiquement inconnue en dehors du Mexique. Une situation très différente de son contemporain Silvestre Revueltas, dont l'intérêt et la diffusion dans le monde entier augmente avec le temps. Sa personalité autoritaire avait provoqué que d'une certaine façon les carrières de Ponce, Carrillo et Revueltas soient affectées. À partir de 1936, Revueltas est disparu des programmes de l'Orchestre Symphonique de Mexico. Le conflit constant avec Carrillo ont été la cause de que la société mexicaine n'est pas au courant des conclusions du son 13. Les critiques à Ponce ont causé que sa musique soit aussi inconnu à l'actualité. Il avait décrit Revueltas  comme un homme manquant de l'éducation musicale, avec une musique non structurée.
Silvestre Revueltas

Chavez, avec sa soif de pouvoir, a imposé sa musique et se consacre à insulter depuis le pouvoir institutionnelle ses potentieles rivales. Cela lui a permis de se projeter internationalement, et il était le seul compositeur mexicain officiellement reconnu dans le sens historique. Toutefois, en tenant compte de la situation de la musique au Mexique, avant et après Chavez, il s'ensuit qu'est une figure essentielle dans l'histoire de la musique mexicaine. Carlos Chavez est décédé le 2 Août, 1978 et ses restes ont été enterrés dans la Rotonda de las Personas Ilustres.






Cárlos Chávez et ses œuvres
Anné
Oeuvre
Type
1910
La danza de las brujas, para piano.
Música solista (piano)
1911
Serenata, para piano.
Música solista (piano)
1911
Canción, para piano.
Música solista (piano)
1911
Barcarola (1), para piano.
Música solista (piano)
1911
Preludio, para violín y piano.
Música instrumental (dúo)
1911
Nocturno, para piano.
Música solista (piano)
1912
Vals I y II, para piano.
Música solista (piano)
1912
Miniatura, para piano.
Música solista (piano)
1913
Serenata, para violín y piano.
Música instrumental (dúo)
1913
Romanza, para violín y piano.
Música instrumental (dúo)
1915
Segundo estudio de concierto, para piano.
Música solista (piano)
1915
À l'aube: image mexicaine, para piano.
Música solista (piano)
1915
Adelita & La cucaracha, para piano.
Música solista (piano)
1915
Anda buscando de rosa en rosa, para piano.
Música solista (piano)
1915/18
Sinfonía, para orquesta.
Música orquestal (sinfonía)
1916
Himno En elogio de la espada, coral.
Música coral
1918
Berceuse, para piano.
Música solista (piano)
1918
Pensamiento feliz, para piano.
Música solista (piano)
1918
Carnaval, para piano.
Música solista (piano)
1918
Oda I, para piano.
Música solista (piano)
1918
Elegía I-II, para piano.
Música solista (piano)
1918
Extase, para voz y piano.
Música vocal (piano)
1918
Gavota, para piano.
Música solista (piano)
1918
Esperanza ingenua, para piano.
Música solista (piano)
1918
Triste sonrisa, para piano.
Música solista (piano)
1918
Suavemente, para piano.
Música solista (piano)
1918
Meditación, para piano.
Música solista (piano)
1918
Meine lieber Flamen, para voz y piano.
Música vocal (piano)
1918
Sonata Fantasía (Sonata I), para piano.
Música solista (piano)
1919
Sexteto de cuerda y piano.
Música instrumental (conjunto)
1919
Estrellas fijas (J.A. Silva), para soprano/tenor y piano.
Música vocal (piano)
1919
Barcarola (2), para piano.
Música solista (piano)
1919
Du bist wie eine Blume (H. Heine), para soprano y piano.
Música vocal (piano)
1919
Adiós, adiós, para piano.
Música solista (piano)
1919/20
Valses íntimos I-IV, para piano.
Música solista (piano)
1919/20
Estudios I-IV, para piano.
Música solista (piano)
1920
Cuando empieza a caer la tarde, para piano.
Música solista (piano)
1920
Preludio, para piano.
Música solista (piano)
1920
Encanto sutil, para piano.
Música solista (piano)
1920
Noche: aguafuerte, para piano.
Música solista (piano)
1920
Hoja de álbum, para piano.
Música solista (piano)
1920
Benedición, para piano.
Música solista (piano)
1921
Vals Elegía, para piano.
Música solista (piano)
1921
El Fuego Nuevo, ballet azteca.
Música de ballet
1921
Cuarteto de cuerda nº 1.
Música de cámara (cuarteto)
1921/22
Madrigals I-VII, para piano.
Música solista (piano)
1922
[4] Nocturnos, para piano.
Música solista (piano)
1922
Jarabe, para piano.
Música solista (piano)
1923
Polígonos, para piano.
Música solista (piano)
1923
Inútil epigrama (R. de Carvalho), para soprano/tenor y piano.
Música vocal (piano)
1923
Aspectos I-II, para piano.
Música solista (piano)
1923
Imagen mexicana (a cappella) (hay vers. para piano).
Música coral (capella)
1923
[3] Piezas para guitarra.
Música solista (guitarra)
1923
[3] Ex gonos, para voz y piano.
Música vocal (piano)
1924
Otros tres ex gonos, para canto y piano .
Música vocal (piano)
1924
Xochimilco Dance, para piano.
Música solista (piano)
1924
Sonatina para violoncello y piano.
Música instrumental (dúo)
1924
Sonatina para violín y piano.
Música instrumental (dúo)
1924
Sonatina, para piano.
Música solista (piano)
1925
Foxtrot, para piano.
Música solista (piano)
1925
36 (primero llamada Horsepower, y luego cambiada para no confundir con H.P.), para piano.
Música solista (piano)
1925
Los cuatro soles, ballet indígena.
Música de ballet
1925
Energía, para nueve instrumentos (piccolo, flauta, basson, cor, trompeta, trombón bajo, viola, violoncello y contrabajo).
Música instrumental (conjunto)
1925
Cake walk, para piano.
Música solista (piano)
1926
Solo, para piano.
Música solista (piano)
1926
Chapultepec: Three Famous Mexican Pieces para banda (en 1935 hay vers. orquestal).
Música de banda
1926
Caballos de vapor (H.P.) Suite.
Música orquestal (suite)
1926
[3] Etudes for Piano … Chopin, para piano.
Música solista (piano)
1926/32
Caballos de vapor [H.P.] (sinfonía de baile, Chávez) (Philadelphia, Metropolitan Opera House, 31 Mar 1932, director L. Stokowski).
Música de ballet
1927
H.P. Sinfonía de baile (también llamada «Caballos de vapor») (hay versión para 2 pianos).
Música orquestal
1928
Blues, para piano.
Música solista (piano)
1928
Sonata III, para piano.
Música solista (piano)
1928
Fox, para piano.
Música solista (piano)
1929
Sonata para 4 trompas.
Música instrumental (cuarteto)
1930
Unidad, para piano.
Música solista (piano)
1930
Paisaje, para piano.
Música solista (piano)
1932
Tierra Mojada, coral.
Música coral
1932
Cuarteto de cuerda II.
Música de cámara (cuarteto)
1932
Música para la obra escénica Antígona (Sófocles y Jean Cocteau).
Música de teatro
1932
Todo (R. López Velarde), para mezzo/barítono y piano.
Música vocal (piano)
1933
Sinfonía nº 1, de Antigona.
Música orquestal (sinfonía)
1933
Soli I (hautbois, clarinette, trompette & basson).
Música de cámara
1933
Cantos de México para orquesta mexicana.
Música orquestal
1934
Llamadas: sinfonía proletaria, para coro y orquesta.
Música orquestal
1934
El sol: corrido mexicano, coral.
Música coral
1934
[3] Spirals, para violín y piano.
Música instrumental (dúo)
1935
Chapultepec (Obertura republicana) [Marcha provinciana, Vals nostálgico, Canción de Adelita], para orquesta/banda.
Música orquestal (obertura)
1935/36
Sinfonía nº 2, India.
Música orquestal (sinfonía)
1937
[10] Preludios para piano.
Música solista (piano)
1937
Orquestación de Buxtehude: Chaconne in E Minor.
Música orquestal
1937/38
Concierto para cuatro trompas y orquesta (reorquestado en 1964).
Música orquestal (concierto)
1938
[3] Poems: Segador (Pellicer), Hoy no lució la estrella de tus ojos (S. Novo), Nocturna rosa (Villaurrutia), para soprano/tenor y piano.
Música vocal (piano)
1938/40
Concierto para piano y orquesta.
Música orquestal (concierto)
1939
[4] Nocturnos, para voz y piano.
Música vocal (piano)
1939
La Paloma azul, coral.
Música coral
1940
Para Juanita, para piano.
Música solista (piano)
1940
Trío. Arreglo de cuatro piezas de Debussy y Falla, para flauta, arpa y viola.
Música instrumental (trío)
1940
Xochipili Macuilxoxhitl: Una música azteca imaginaria, para piccolo, flauta, clarinete, trombón y seis percusionistas.
Música instrumental (conjunto)
1941
La casada infiel (F. García Lorca), Alto/barítono y piano.
Música vocal (piano)
1941
Sonata IV, para piano.
Música solista (piano)
1941
Orquestación de Jaime Nunó: Himno nacional.
Música orquestal
1942
Tree of Sorrow/Arbolucu, te sequeste (a cappella).
Música coral (capella)
1942
Fugas para piano.
Música solista (piano)
1942
A Woman Is a Worthy Thing (a cappella).
Música coral (capella)
1942
Toccata, para percusión.
Música instrumental (percusión)
1942
Melodías tradicionales indias del Ecuador [4], para voz y piano.
Música vocal (piano)
1942
Miniatura: homenaje a Carl Deis, para piano.
Música solista (piano)
1942
Nocturnes [3] (a cappella).
Música coral (capella)
1943
Danza de la pluma, para piano.
Música solista (piano)
1943
La llorona, para piano.
Música solista (piano)
1943
Orquestación de Vivaldi: Concerto in G Minor, Op. 6 No. 1.
Música orquestal
1943
Cuarteto de cuerda III.
Música de cámara (cuarteto)
1943
La hija Cólquide. Suite sinfónica del ballet.
Música orquestal (suite)
1943
La hija de Cólquide: ballet para cuarteto doble.
Música de ballet
1943
La zandunga, para piano.
Música solista (piano)
1943
Suite, para doble cuarteto.
Música de cámara
1943
Zarabanda, para cuerdas.
Música orquestal (cámara)
1944
A! Freedome (a cappella).
Música coral (capella)
1946
Canto a la tierra, coral.
Música coral
1947
Música para la obra escénica Don Quijote (Cervantes): Toccata para orquesta.
Música de teatro
1948/50
Concierto para violín y orquesta.
Música orquestal (concierto)
1949
Estudio IV: homenaje a Chopin, para piano.
Música solista (piano)
1950
Left Hand Inversions of Five Chopin Etudes, para piano.
Música solista (piano)
1951
Sinfonía nº 3.
Música orquestal (sinfonía)
1951
Happy Birthday (a cappella).
Música coral (capella)
1952
[4] Nuevos estudios para piano, para piano.
Música solista (piano)
1953
Sinfonía nº 5, para orquesta de cuerda (para la Fundación Koussevistky) .
Música orquestal (sinfonía)
1953
Sinfonía nº 4, Romántica (Para la Orquesta Sinfónica de Louisville)).
Música orquestal (sinfonía)
1953
Baile: cuadro sinfónico.
Música orquestal
1953/56
Panfilo and Lauretta (ópera en tres actos, libreto de C. Kallman, según G. Boccaccio) (rev. como «Love Propitiated», 1959; rev. como «El amor propiciado» (trad. N. Lindsay, E. Hernández Moncada), 1963; rev. como «Los visitantes», 1968; rev. como The visitors, 1973).
Ópera
1956
Prometheus Bound (cantata).
Música vocal (cantata)
1957
Upingos, oboe.
Música solista (oboe)
1957
Música para la obra escénica Hippolytus (Eurípides): Upingos: melodía para oboe solo).
Música de teatro
1958
Invención (I), para piano.
Música solista (piano)
1958
North Carolina Blues (Villaurrutia), vocal.
Música vocal (piano)
1960
Sonata V, para piano.
Música solista (piano)
1961
Sinfonía nº 6, para orquesta (para el Centro Lincoln de las Artes de Nueva York).
Música orquestal (sinfonía)
1961
Sonata VI, para piano.
Música solista (piano)
1961
Soli II para quinteto de viento (flauta, oboe, clarinete, basson y cor).
Música de cámara
1962
Lamentaciones, para voz y piano.
Música vocal (piano)
1964
Tambuco, para seis percusionistas.
Música instrumental (percusión)
1964
Resonancias, para orquesta.
Música orquestal
1964
Fuga H A G, C (violín, viola, violoncello & contrabajo).
Música instrumental (cuarteto)
1965
Soli III (basson, trompeta, viola, timbales y orquesta).
Música orquestal
1965
Invention II, para violín, viola y violoncello.
Música instrumental (trío)
1966
Soli IV (cor, trompeta y trombón).
Música instrumental (trío)
1967
Mañanas mexicanas, para piano (en 1974, arr. para banda).
Música solista (piano)
1967
Elatio, orquesta.
Música orquestal
1967
Invention III, para arpa.
Música solista (arpa)
1967
Vocalización aguda, para soprano coloratura y piano.
Música vocal (piano)
1968
Pirámide, ballet en cuatro actos.
Música de ballet
1968
Fragmento (a cappella).
Música coral (capella)
1969
Discovery, orquesta.
Música orquestal
1969
Variations, para violín y piano.
Música instrumental (dúo)
1969
Clio: Symphonic Ode.
Música orquestal
1971
Initium, para orquesta.
Música orquestal
1972
Música para la obra escénica Tema equis (publicitaire pour station de télévision Mexicaine) illa.
Música de teatroal
1972
Nonantzin (a cappella).
Música coral (capella)
1973
Estudio a Rubinstein, para piano.
Música solista (piano)
1973
Partita, para timpani.
Música solista
1973
Sonante, para orquesta.
Música orquestal
1973
Paisajes mexicanos, para orquesta.
Música orquestal
1973
Partita, timp,.
Música de cámara
1974
A Pastoral (a cappella).
Música coral (capella)
1974
NOKWIC (a cappella).
Música coral (capella)
1974
Feuille d'album, para guitarra.
Música solista (guitarra)
1974
The Waning Moon, (a capella).
Música coral (capella)
1974
Tzintzuntzan, variaciones sinfónicas para banda.
Música de banda
1974
Rarely (a cappella).
Música coral (capella)
1974
Epistle (a cappella).
Música coral (capella)
1975
Concierto para violoncelo y orquesta (inacabado).
Música orquestal (concierto)
1975
Caprichos para piano [5].
Música solista (piano)
1976
Zandunga Serenade, para banda.
Música de banda
1976/77
Concierto para trombón y orquesta.
Música orquestal (concierto)
-
Madrigal, para violonchelo y piano.
Música instrumental (dúo)



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